Vous avez remarqué que vos cheveux tombent plus que d’habitude à certaines périodes de l’année ? Rassurez-vous, la chute de cheveux saisonnière est un phénomène courant, le plus souvent observé à l’automne ou au printemps. Bien que cette perte soit généralement temporaire, elle peut susciter de nombreuses inquiétudes, surtout lorsqu’elle devient plus visible.
Pourquoi perd-on davantage de cheveux à l’automne ou au retour des beaux jours ? Dans cet article, nous allons explorer les causes de la perte de cheveux en automne et au printemps, et vous prodiguer des conseils concrets pour l’anticiper et limiter ses effets.
Qu’est-ce que la chute de cheveux saisonnière ?
La chute de cheveux saisonnière désigne une perte de cheveux souvent observée lors des changements de saison, notamment au printemps et à l’automne. Contrairement à une chute d’origine pathologique ou hormonale, celle-ci est généralement bénigne et de courte durée.
En temps normal, il est courant de perdre entre 50 et 100 cheveux par jour. Ce renouvellement fait partie du cycle naturel du cheveu. Mais pendant certaines périodes de l’année, ce chiffre peut facilement se multiplier. On parle alors de perte de cheveux réactionnelle, liée à des facteurs environnementaux et biologiques saisonniers.
Différence avec les autres types de chutes
Il est important de distinguer cette forme transitoire de chute de cheveux d’autres types de pertes capillaires plus persistantes, comme la chute d’origine hormonale, génétique ou liée à une carence nutritionnelle. Si la perte de cheveux saisonnière dépasse trois mois, s’intensifie ou s’accompagne d’une raréfaction visible du cuir chevelu, il est conseillé de consulter un professionnel de santé. Voici plus d’information sur les causes fréquentes de la chute de cheveux.
Les causes de la perte de cheveux saisonnière
La chute de cheveux saisonnière trouve son origine dans la perturbation du cycle naturel de vie du cheveu, lequel se divise en trois phases :
- Phase anagène (croissance) : la phase active pendant laquelle le cheveu pousse.
- Phase catagène (transition) : une période pendant laquelle la croissance s’arrête.
- Phase télogène (chute) : le cheveu meurt et tombe, laissant place à un nouveau cheveu. À chaque instant, environ 10 à 20 % de nos cheveux sont en phase télogène. Mais au printemps ou à l’automne, cette proportion peut augmenter à cause de plusieurs facteurs saisonniers.
Même si les causes exactes de la chute de cheveux saisonnière demeurent encore floues, plusieurs pistes sont explorées. À noter qu’une perte de cheveux n’est pas immédiate ; elle survient généralement environ 3 mois après le ou les processus qui en sont à l’origine.
Ensoleillement et lumière naturelle
Les changements de luminosité entre les saisons influenceraient la production de mélatonine ou « hormone du sommeil ». En effet, la mélatonine est produite en quantité plus importante en hiver ou en automne, les nuits étant plus longues qu’à l’été ou au printemps. Or, elle régulerait le rythme biologique, y compris celui des follicules pileux, et augmenterait le nombre de cheveux en phase de croissance. Cette hormone serait parfois même utilisée dans la prise en charge des personnes atteintes d’alopécie androgénétique(1). Cette hausse du taux de mélatonine et du nombre de cheveux en phase de croissance à l’hiver expliquerait donc une chute plus importante au printemps.
Aussi, le soleil est synonyme de vitamine D, un actif qui joue un rôle dans le processus de division cellulaire. Ainsi, la baisse de l’exposition au soleil en automne et en hiver peut en partie expliquer une chute de cheveux plus soutenue pendant ou à la fin de ces mois de l’année.
Stress oxydatif et environnement
En été, l’exposition prolongée et sans protection au soleil, à la chaleur, au chlore ou à l’eau salée peut fragiliser la fibre capillaire et irriter le cuir chevelu. Ces agressions créent un stress oxydatif qui accélère le vieillissement des follicules et déclencherait une chute prématurée, plus visible à la fin de l’été et à l’automne.
Modifications du régime alimentaire
Il est vrai que la saison influe également les habitudes alimentaires. Or, une alimentation peu variée ou déséquilibrée peut impacter la santé du cheveu, notamment lorsque les actifs qui lui sont essentiels sont apportés en trop faible quantité. En général, la consommation de fruits et de légumes riches en vitamines A et C est plus accrue en été et au printemps.
Stress et fatigue
Le changement de saison s’accompagne parfois de fatigue, voire de stress. Par exemple à l’automne, la reprise du travail pourrait contribuer à la perte de cheveux saisonnière. Cet effet serait potentialisé en cas de fatigue intense, considérée comme un facteur aggravant la chute des cheveux.
Focus sur la chute de cheveux par saison
Les statistiques sur la chute de cheveux saisonnière varient selon les études et la cause de la chute. Cependant, toutes s’entendent pour dire que le cheveu connaît des phases de croissance et de chute qui varient au fil de l’année(2, 3). Certaines périodes de l’année comme le printemps et l’automne favorisent une perte capillaire plus importante en raison de changements physiologiques, hormonaux ou environnementaux.
Perte de cheveux en automne : principale période de chute
La chute de cheveux en automne est sans doute la plus connue et la plus fréquemment rapportée. Beaucoup de personnes remarquent une chute plus abondante dès le mois de septembre, après les vacances d’été. Voici les principales raisons :
- pendant l’été, le cuir chevelu est fortement exposé au soleil, ce qui stimule la croissance des cheveux (phase anagène). À l’automne, beaucoup de ces cheveux entreraient soudainement en phase télogène pour tomber en masse.
- la diminution de l’exposition au soleil influencerait la sécrétion de vitamine D, essentielle dans le processus de division cellulaire et donc pour la croissance du cheveu.
- la rentrée, le changement de rythme, la baisse d’énergie ou le stress post-estival pourraient également favoriser la chute.
Perte de cheveux au printemps : un autre pic inattendu
Moins connue que celle de l’automne, la perte cheveux au printemps est une autre réalité. Elle s’expliquerait par le fait que :
- le passage de l’hiver au printemps entraîne une reprise d’activité hormonale et métabolique. Cela pourrait provoquer une chute temporaire des cheveux ayant terminé leur cycle.
- l’allongement des journées modifie le rythme circadien, ce qui influencerait également le cycle capillaire.
- une carence en vitamine D, accumulée pendant l’hiver, est aussi susceptible de fragiliser les cheveux à la sortie de la saison froide.
Comment agir contre la chute de cheveux saisonnière ?
La chute de cheveux saisonnière peut être atténuée grâce à des gestes simples.
Adopter une alimentation riche en nutriments essentiels
L’état des cheveux reflète souvent celui de l’assiette. Certains nutriments sont indispensables pour soutenir la santé et la beauté capillaire. Pour un apport nutritionnel suffisant et adapté, il est donc essentiel d’adopter une alimentation variée. Les viandes, en particulier les viandes rouges et les abats, contiennent des vitamines du groupe B, du zinc ou du fer. Aussi, les produits d’origine animale comme les poissons gras, le jaune d’œuf et les produits laitiers apportent de la vitamine D, de la kératine et des acides aminés soufrés.
Pour un apport d’origine végétale, les champignons, la levure de bière, les céréales complètes, les fruits et les légumes, y compris secs, seront de bonnes sources de vitamines B, D, de zinc et de fer.
Un rééquilibrage alimentaire ou la prise de compléments alimentaires pour la chute de cheveux peuvent être utiles lors des changements de saisons.
Prendre des compléments alimentaires
Les meilleurs compléments alimentaires pour la chute de cheveux peuvent contenir :
- du zinc, qui contribue à la synthèse de kératine, à renforcer la fibre et à réguler le cuir chevelu ;
- du fer, si la carence est avérée, peut accentuer la chute.
- de la vitamine D, essentielle à la régénération des follicules, surtout après l’hiver.
- des vitamines du groupe B, en particulier la provitamine B5 (dexpanthénol), la vitamine B6 (pyridoxine), la vitamine B8 (biotine) et la vitamine B9 (acide folique). Ces vitamines interviennent dans les différentes voies métaboliques du follicule pileux.
- de la kératine, qui est la base de construction du cheveu.
- des acides aminés soufrés (ex : cystine, méthionine) qui créent des ponts disulfures, lesquels donnent à la kératine ses propriétés d’élasticité et de cohésion.
Utiliser des soins capillaires adaptés
Adoptez une routine saine pour soutenir votre cuir chevelu :
- Shampooings doux sans sulfates ni silicones. Vous pouvez utiliser des shampoings anti-chute, comme le SILETTUM à base de kératine hydrolysée pour restructurer la fibre capillaire et de provitamine B5.
- Sérums anti-chute appliqués en massage pour stimuler la microcirculation. Avec SILETTUM Expert sérum, profitez de l’action synergique de vitamines, de kératine végétale et d’extrait de fruit de Sabal et de scutellaire de Baïkal pour freiner la chute et stimuler la croissance de cheveux forts et sains.
- Masques nourrissants pour renforcer et bien hydrater la fibre capillaire, surtout en été.
Adopter les bons gestes au quotidien
- Évitez les coiffures trop serrées (queues de cheval, tresses plaquées) ;
- Limitez l’usage excessif du sèche-cheveux ou du fer à lisser ;
- Protégez vos cheveux du soleil avec un chapeau ou un soin UV ;
- Limitez les lavages trop fréquents des cheveux.
La chute de cheveux saisonnière est un phénomène naturel, cyclique et généralement sans gravité. Elle surviendrait principalement en automne et au printemps, en raison de l’influence des saisons sur l’horloge biologique, les hormones et le cuir chevelu. Cette perte peut être atténuée par une bonne hygiène de vie, une alimentation équilibrée, des soins capillaires adaptés et, si besoin, des compléments ciblés.
FAQ – Perte de cheveux saisonnière
Combien de temps dure une chute de cheveux saisonnière ?
En général, elle dure 4 à 6 semaines, parfois un peu plus. Il faudra néanmoins attendre environ 3 mois avant d’observer les premières repousses et quelques mois supplémentaires pour un retour à la normale. Pour freiner la chute, une consultation médicale est conseillée afin d’adopter les bons gestes.
Comment stopper la chute saisonnière des cheveux ?
S’il est difficile d’empêcher ou de stopper complètement la perte de cheveux en automne et au printemps, il est possible de la freiner. Pour cela, il convient d’adopter une alimentation saine, d’utiliser des soins adaptés, de réaliser des massages du cuir chevelu et si besoin de prendre des compléments alimentaires.
Chute de cheveux saisonnière : quel mois ?
La perte de cheveux est plus fréquente au moment des équinoxes, c’est-à-dire lors du passage à l’automne et au printemps. Ainsi, mars et septembre semblent être les mois les plus marqués par la chute de cheveux saisonnière mais ses effets peuvent durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Sources :
(1)Fischer TW, Burmeister G, Schmidt HW, Elsner P. Melatonin increases anagen hair rate in women with androgenetic alopecia or diffuse alopecia: results of a pilot randomized controlled trial. British Journal of Dermatology. 1 févr 2004;150(2):341‑5.
(2)Beylot G. La chute des cheveux. Actualités Pharmaceutiques. 1 juin 2012;51(517):51‑4.
(3)Kunz M, Seifert B, Trüeb RM. Seasonality of Hair Shedding in Healthy Women Complaining of Hair Loss. Dermatology. 29 avr 2009;219(2):105‑10.
(4)Zhang H, George-Washburn EA, Lin EM, Baranwal N, Lim RK, Caravaglio J, et al. Associations between season, climate, and pediatric alopecia areata flares in Providence, Rhode Island. Arch Dermatol Res. 1 déc 2023;315(10):2877‑81.
(5)Uzuncakmak TK, Engin B, Serdaroglu S, Tuzun Y. Demographic and Clinical Features of 1,641 Patients with Alopecia Areata, Alopecia Totalis, and Alopecia Universalis: A Single-Center Retrospective Study. Skin Appendage Disorders. 28 oct 2020;7(1):8‑12.